
«La Liberté éclairant le monde» est inaugurée à l'entrée du port de New York le 28 octobre 1886.
Ce cadeau de la France aux États-Unis célèbre l'amitié entre les deux pays. Il est financé par une souscription publique des deux côtés de l'Atlantique et grâce à une campagne du journaliste Joseph Pulitzer.
C'est la plus colossale statue jamais construite (35 mètres de haut et 93 avec le piédestal de granit).
Elle est l'oeuvre du sculpteur alsacien Bartholdi. Il a choisi comme modèle sa femme, une ancienne couturière, et laisse courir le bruit qu'il aurait donné au visage de la statue les traits de sa mère !
La statue est d'abord montée à Paris puis transportée à New York en 350 morceaux et remontée sur son piédestal avec une armature en fer de Gustave Eiffel. Elle tient une tablette où l'on peut lire «July 4th, 1776» ( Déclaration d'indépendance des États-Unis).
Un poème d'Emma Lazarus est gravé sur le piédestal. Il s'adresse aux millions d'immigrants qui débarquent à Ellis Island et pour lesquels la statue de la Liberté figure l'espoir d'une vie meilleure :
«Give me your tired, your poor,
Your huddled masses yearning to breathe free,
The wretched refuse of your teeming shore.
Send these, the homeless, tempest-tost, to me,
I lift my lamp beside the golden door !
Donne-moi tes pauvres, tes exténués
Qui en rangs pressés aspirent à vivre libres,
Le rebut de tes rivages surpeuplés,
Envoie-les moi, les déshérités, que la tempête me les rapporte
De ma lumière, j'éclaire la porte d'or !»
Ils
constituent un témoignage vivant de l'art industriel de la deuxième
moitié du XIXème siècle, car beaucoup des regards de chaussée que l'ont
peut voir aujourd'hui sur les trottoirs des villes d'Europe et
d'Amérique du nord datent de cette époque. Londres, capitale du premier
pays industrialisé au monde, en est sans doute le plus beau musée à
ciel ouvert. La variété et la beauté des motifs des regards de chaussée
est sans égal. Les regards de chaussée datent pour beaucoup de la
deuxième moitié du XIXème siècle, époque à laquelle la ville se dote de
services comme l'électricité, le gaz, le téléphone ou le tout à l'égoût
nécessitant des canaux souterrains et donc des accès pour leur
entretien.
Les travaux d'assainissement commencent en 1847, il
faudra toutefois attendre quelques années avant que les plaques d'égoût
n'apparaissent, car les autorités avaient initialement refusé ce
système, de peur que des vapeurs mortifères ne s'en échappent (les
galeries devaient donc être percées puis rebouchées pour leur entretien
avant que le système des plaques ne soit accepté).
Londres commence
à se doter de l'électricité domestique et du téléphone dans les années
1880, le gaz se développe plus tôt, à partir des années 1850.
La plupart des plaques comportent le nom et l'adresse de la fonderie ayant fabriqué la plaque (c'était une exigence réglementaire à l'époque). Certaines comportent la mention "self-locking" ou "automatic action" indiquant que cette plaque est équipée d'un système de fermeture automatique (actionné lorsque l'on fait pivoter la plaque) destiné à décourager les vols et les infiltrations non autorisées.


